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Image16 juillet 20266 min de lecture

JPG, PNG, WebP : quel format d'image choisir ?

Trois extensions, trois métiers différents. Un logo en JPG bave, une photo en PNG pèse dix fois trop, et le WebP n'est pas toujours la réponse. Le tri en clair, avec ce que ça change concrètement.

La question arrive toujours au mauvais moment : au clic sur « Enregistrer sous », avec une liste déroulante de sept extensions et aucune explication. La bonne nouvelle, c'est qu'en pratique trois formats couvrent presque tout, et qu'ils ne se choisissent pas au goût : ils se choisissent selon ce qu'il y a dans l'image.

JPG, le format fait pour les photos

Le JPG compresse avec perte : il analyse l'image, repère les nuances que l'œil distingue mal et les simplifie. Sur une photo — des dégradés, du grain, des milliers de teintes voisines — c'est redoutablement efficace, et c'est la raison pour laquelle la quasi-totalité des photos qui circulent sur le web sont des JPG.

Sur un dessin à aplats, un logo ou une capture d'écran, le même algorithme devient un problème. Autour des contours nets et du texte, il produit des salissures grisâtres, ce qu'on appelle des artefacts. Autre limite structurelle : le JPG n'a pas de canal de transparence. Un fond détouré n'y survit pas.

Son atout imbattable reste la compatibilité. Aucun logiciel, aucun site, aucune imprimante ne refuse un JPG. Quand tu ne sais rien du destinataire, c'est le bon pari.

PNG, la transparence et les aplats

Le PNG compresse sans perte : ce que tu enregistres est exactement ce que tu retrouves, pixel pour pixel. Il gère un canal alpha, donc de vraies zones transparentes, et il excelle sur les images à peu de couleurs et à bords francs — logos, icônes, schémas, captures d'écran d'interface.

Le revers est brutal sur une photo. Ne jetant jamais rien, le PNG doit coder chaque variation minuscule : une simple capture d'écran atteint facilement plusieurs mégaoctets, et une photo de vacances en PNG pèse plusieurs fois son équivalent JPG. Alléger un PNG sans quitter le format reste possible, mais par un autre levier que le curseur habituel : on réduit le nombre de couleurs de la palette. Sur un logo, une icône ou une capture — c'est-à-dire le terrain naturel du PNG — la baisse de poids est spectaculaire et souvent invisible à l'œil, et c'est exactement ce que fait Convertir une image quand tu choisis une sortie PNG à moins de 100 %. Sur une photographie, en revanche, ce levier ne suffit plus : le vrai gain vient du changement de format, ce que fait la page Compresser un PNG, qui produit du WebP tout en préservant la transparence.

WebP, le compromis contemporain

Le WebP réunit les deux mondes : il sait compresser avec perte comme le JPG, sans perte comme le PNG, et il gère la transparence dans les deux cas. Les chiffres publiés par la documentation de Mozilla, citée en sources, donnent la mesure du gain : une image WebP avec perte pèse en moyenne 25 à 35 % de moins qu'une JPEG de qualité visuellement comparable, et une WebP sans perte environ 26 % de moins que le PNG équivalent.

Sa seule vraie faiblesse est en dehors du web. Les navigateurs le prennent en charge depuis plusieurs années — certains tableaux de compatibilité anciens disent encore le contraire, ils sont périmés — mais un vieux logiciel de retouche, un lecteur d'images embarqué ou l'outil interne d'une administration peuvent le refuser. Règle simple : WebP quand l'image est destinée à un écran et à une page ; JPG quand elle part vers un inconnu ou un logiciel dont tu ne sais rien.

Trois questions et le choix est fait

  1. Y a-t-il de la transparence ? Si oui, JPG est éliminé d'office. Reste PNG ou WebP.
  2. Est-ce une photo, ou un visuel à aplats ? Photo : JPG ou WebP. Aplats, texte, schéma : PNG ou WebP.
  3. Qui reçoit le fichier ? Un navigateur ou un site : WebP. Un humain, une imprimerie, un logiciel inconnu : JPG, ou PNG s'il faut la transparence.

Trois exemples pour ancrer la règle. Une photo de produit destinée à une boutique en ligne : pas de transparence, c'est une photo, ça part sur un écran — WebP, JPG en repli si la plateforme le réclame. Le logo de la même boutique, détouré, à poser sur un fond coloré : transparence obligatoire, aplats — PNG, ou WebP si tu maîtrises l'affichage. Une capture d'écran d'un message d'erreur envoyée à un service d'assistance : aplats et texte, destinataire inconnu — PNG, parce que le texte doit rester net et que personne ne se plaindra du poids d'une capture.

Ces trois questions se traduisent directement dans Convertir une image : tu déposes tes fichiers, tu choisis JPG, PNG ou WebP en sortie, et tu récupères le lot converti. Pour le trajet le plus demandé, on a même une page dédiée : convertir un PNG en JPG.

Ce que tu perds vraiment en convertissant

Une conversion n'est pas neutre, et il vaut mieux savoir ce qu'elle coûte avant de lancer le lot.

Vers le JPG, la transparence disparaît : les zones vides sont remplies en blanc, définitivement. Vers le JPG ou le WebP avec perte, tu franchis un aller simple : ce que l'encodeur a simplifié ne reviendra pas, et refaire l'opération une deuxième fois repart d'une image déjà abîmée. Vers le PNG depuis une photo, tu ne perds rien à l'image mais tu gagnes un fichier bien plus lourd — c'est le seul cas où convertir joue contre toi.

D'où le réflexe à prendre : convertis une copie, garde l'original. Et si ton but n'est pas de changer d'extension mais simplement d'alléger, la question du réglage compte autant que celle du format — c'est le sujet de Comment compresser une image sans perdre en qualité ?.

Et le HEIC de ton téléphone ?

Les iPhone récents enregistrent par défaut en HEIC. C'est un format efficace — nettement plus léger qu'un JPG à qualité égale — mais son support hors de l'écosystème Apple reste inégal : beaucoup de sites, de logiciels de bureau et de plateformes administratives le rejettent purement et simplement. Si un formulaire t'annonce « format non pris en charge » alors que ta photo s'affiche parfaitement sur ton téléphone, c'est presque toujours ça. La conversion en JPG règle le problème en un passage : convertir un HEIC en JPG.

Dans tous les cas, la conversion se fait dans ton navigateur. Le fichier est décodé en mémoire, redessiné, ré-encodé au format demandé, puis rendu au téléchargement. Il ne part sur aucun serveur, et il n'a besoin d'aucun compte.

Sources

Questions fréquentes

La conversion passe-t-elle par un serveur distant ?

Chez toi. Le décodage et le ré-encodage se font dans l'onglet ouvert, par ton propre navigateur. Aucune requête ne transporte tes images vers un serveur — c'est vérifiable dans l'onglet Réseau.

Un vieux logiciel de bureau saura-t-il ouvrir un WebP ?

Les navigateurs actuels l'affichent tous, et les CMS, messageries et réseaux sociaux courants l'acceptent. En revanche, un utilitaire ancien ou un logiciel métier peut le refuser : dans ce cas, produis un JPG, qui reste lisible absolument partout.

Que devient un fond transparent quand je passe en JPG ?

Il est rempli en blanc, car le JPG ne sait pas coder l'alpha. C'est irréversible : garde le fichier d'origine si tu comptes réutiliser le détourage plus tard.

Faut-il basculer toute ma bibliothèque personnelle vers un seul format ?

Non, ce serait beaucoup de travail pour rien. Le format se choisit au moment de l'usage — publication, envoi, impression. Pour de l'archivage, garde simplement ce que ton appareil a produit.

À toi de jouer

Dépose un fichier, regarde le gain. Il ne partira nulle part.

Convertir une image en ligne Gratuit, sans compte — tes fichiers ne quittent jamais ton appareil.